Introduction

    En 2009, plus de 8000 personnes dans le monde attendaient une greffe de cœur alors qu’uniquement 3000 personnes en ont bénéficié. En 2010, en France, ce sont 900 personnes qui étaient en attente d’un greffon cardiaque et seulement 340 ont été transplantés. Pourtant, l’acte chirurgical n’est pas le principal problème : la première greffe de cœur ayant eu lieu en 1967, effectuée par Christiaan Barnard.

    Ce genre d’opération devient de plus en plus courant même si des contre-indications peuvent l’empêcher et sa réussite n'est pas garantie. La principale contrainte vient du greffon donné. En effet, les greffons sont rares (attente de la mort cérébrale d’un patient, accidents…), parfois inutilisables à cause d’une maladie portée par le donneur, incompatibles entre le donneur et le receveur (pour éviter le rejet.). Il faut d’ailleurs que le greffon soit gardé intact dans le corps du donneur le temps qu’il soit retiré et qu’il soit implanté 10 heures maximum après avoir été prélevé pour garantir sa survie. Après la transplantation cardiaque, il reste d’importants risques de rejet (survie de 80 % environ.), de coagulation du sang et donc d’AVC (arrêt vasculaire cérébrale). Des médicaments immunosuppresseurs (cortisone…) sont aussi obligatoires.

     Devant ces nombreuses contraintes et cette pénurie, le cœur artificiel, une prothèse qui a pour but de remplacer le cœur malade, s’impose aux esprits comme une solution possible alors que pour d’autres le cœur biologique, d’origine animale, semble plus indiqué.  Il faudra alors se demander quelles solutions pour l’avenir offrent ces deux types de cœur. Pour cela, il sera vu tout d’abord le fonctionnement du cœur, puis les évolutions du cœur artificiel, ses avantages et ses contraintes, pour terminer le raisonnement sur les intérêts du coeur biologique et les obstacles qu'il rencontre.

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